Partager l'article ! L’apocalypse annoncée en 2012 : et si la réalité rattrapait la fiction ? : Article du journal le Progres: Environnement. ...
Environnement.
L’apocalypse annoncée en 2012 : et si la réalité rattrapait la fiction ?
Vu 2597 fois |
Publié le 10/07/2011 par le journal du Progrès à 00:00
Le 11 mars, quand le tsunami qui a déferlé sur le Japon a reflué vers l’océan, il a entraîné des millions de tonnes de déchets /PhotoPQR
Planète. Tous les voyants sont au rouge
Sur terre tous les voyants sont au rouge. Dernier en date : une étude d’un panel d’experts mondiaux réunis sous l’égide de l’université d’Oxford qui publie un rapport accablant sur la santé des océans. « Soumis à une série de pressions, du réchauffement à la surpêche, les océans présentent des symptômes inquiétants, présents lors des précédentes phases d’extinctions massives qu’a subies la Terre », avertissent-ils. Parmi les signaux qui sont au rouge : le réchauffement des océans et leur acidification. Le panel pointe que les niveaux de carbone absorbé par les océans « sont déjà bien plus élevés aujourd’hui qu’à l’époque de la dernière extinction de masse d’espèces marines, il y a environ 55 millions d’années, lorsque près de 50 % de certains groupes d’animaux d’eau profonde furent exterminés ».
2010 restera l’année la plus polluante de l’histoire. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, les émissions de gaz à effet de serre ont été les plus élevées jamais constatées. Un revers pour la lutte contre le réchauffement climatique.
Les spécialistes de la question, représentant 190 pays ont dix mois pour sauver le protocole de Kyoto qui expire fin 2012. Les pays en développement exigent une seconde période d’engagement au nom de la « responsabilité historique » des pays riches dans le réchauffement de la planète. Mais plusieurs pays concernés par la première période — Japon, Russie, Canada — ne veulent plus d’engagements contraignants en la matière, mettant en avant l’absence de dispositifs similaires pour les deux plus grands pollueurs de la planète, la Chine et les USA.
230 000 morts et 300 000 blessés en 2010 en Haïti. Plus de 10 000 morts au Japon en 2011… La Chine à elle seule a subi 48 catastrophes naturelles — tempêtes, inondations, tremblements de terre, canicules, sécheresses et feux de forêts — en 2010, contre 11 au début des années 1980. De quoi étayer les présages apocalyptiques les plus effrayants. Le réassureur mondial, Munich Re, estime que 148 000 personnes sont mortes des suites de ces catastrophes naturelles en 30 ans. Et pourtant l’homme a foi en son espèce…
La Terre passera avant la fin de l’année le seuil des 7 milliards d’habitants, le 31 octobre selon l’ONU. L’enfant qui en sera responsable naîtra probablement dans une ville asiatique, sous l’effet du mouvement d’urbanisation sans précédent dans l’histoire que connaît le continent. « Un tsunami de population déferle sur les villes d’Asie en quête de travail et dans l’espoir d’une vie meilleure », selon la Banque asiatique de développement (ADB). Les défis pour les autorités sont immenses pour conjuguer à la fois développement économique, prévention des catastrophes et préservation de l’environnement.
La planète comptait près de 44 millions de déplacés internes et de réfugiés en raison des guerres et conflits l’an dernier, un record depuis le début du 3 e millénaire, selon un rapport publié cette semaine par l’ONG Conseil norvégien pour les réfugiés.